Projecteurs sur le Portugal et l’Espagne

1 euro = 1,4338 USD

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Le Premier ministre portugais Pedro Passos Coelho a estimé, vendredi, que le pays devrait faire un « effort colossal » pour redresser l’économie soumise à une stricte cure d’austérité en échange d’une aide de 78 milliards d’euros. De son côté, la banque centrale irlandaise a révisé, vendredi, à la baisse ses perspectives de croissance. Elle estime, en effet, que celles-ci dépendent encore largement de facteurs externes, malgré les progrès affichés par le pays pour réduire son déficit budgétaire et relancer son économie. Aussi, la hausse des coûts de financement de l’Etat et la dégradation des finances publiques régionales ont conduit Moody’s à placer la note de l’Espagne Aa2 sous surveillance en vue d’une éventuelle dégradation.

Le ministère de l’Economie a annoncé jeudi que banques et assureurs français contribueraient au plan grec à hauteur de 15 milliards d’euros, soit la valeur totale des obligations grecques qu’elles détiennent et dont les échéances s’étalent jusqu’en 2020.

Macroéconomie
Hier, l’indice de la fluctuation du chômage allemand a baissé de -11K. C’est cependant moins que les -15K prévus par les analystes. De plus, l’inflation s’est légèrement repliée en juillet dans la zone euro, à 2,5%. Elle s’était établie à 2,7% en juin, ainsi qu’au mois de mai.

Le nombre de personnes ayant déposé une demande d’allocations chômage aux États-Unis au cours de la semaine dernière a davantage diminué que prévu. Il a plongé de 24000 unités pour en totaliser 398000 pour la semaine achevée le 22 juillet, alors que les experts s’étaient attendus à ne pas le voir régresser à moins de 412000.

Enfin, les ventes de logement en attente ont moins fluctuées que prévues. Elles ont atteint 2,4% alors que les analystes avaient anticipé une baisse de 8,2% à -2%.

Aujourd’hui, l’indicateur des dépenses de consommation en France a été publié. Il a augmenté d’avantage que les prévisions du consensus. Il est, en effet, monté jusqu’à 1,1% alors qu’il était à –0,8% pour le mois dernier.

Analyse théorique et risque
En mi-juillet, Ben Bernanke s’était dit prêt à prendre de nouvelles mesures pour aider la croissance américaine, tout en estimant que les conditions n’étaient pas tout à fait réunies pour passer à l’action. Ces nouvelles mesures, nous les connaissons. Quelles que soient les noms qu’on leur donne, elles consistent à injecter de la liquidité sur le marché afin de faciliter l’accès au financement et donc à l’investissement. Or, le niveau des prix actuel est déjà préoccupant et baisser une fois de plus le coût du dollar (et donc augmenter l’inflation) semble très risqué. En effet, la méfiance des marchés vis-à-vis de la dette américaine ne fait que renforcer le risque systémique.

En Europe, les aides se multiplient afin d’assainir les finances de la Grèce, de l’Espagne ou encore de l’Irlande… Même s’il ne semble pas que l’issu soit proche, la situation étant moins urgente pour ces pays que pour les États-Unis, le risque demeure.

Agenda de la semaine
A 11h, on suivra l’indice des prix à la consommation en zone euro. A 14h30, le PIB américain sera analysé de près. A 15h45 sera publié l’indice des directeurs d’achats de Chicago. Enfin, à 15h55 le traditionnel indice de confiance Michigan sera le dernier chiffre important de la semaine.

Conclusion
Sur le mois de Juillet, la devise européenne abandonne près de 1,40% face au dollar et se déprécie par rapport à ses contreparties majeures.

Ce week-end est déterminant pour le dollar car les autorités devront enfin statuer sur la dette américaine. Si une solution crédible pour les marchés est mise en avant, le dollar devrait reprendre de la valeur. Dans le cas contraire, l’euro dépasserait les 1,45 USD.

Vanessa Dreyer et Paul Hirel

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