PPR : un investissement sur le long terme

Le CAC40 s’établit à 3 445.40 points soit en hausse de 1.14% depuis l’ouverture. Cette hausse confirme la bonne dynamique des 5 derniers jours avec un indice en hausse de 1.90% et un euro à son plus haut niveau depuis 2 mois. L’action PPR est cotée à 125.45 € soit en baisse de 0.04% depuis l’ouverture. Cette légère baisse confirme la tendance depuis 1 mois (baisse de 0.80%) mais l’action est en hausse depuis le 1er Janvier (+13.38%).

Environnement

PPR (ex Pinault Printemps) est une entreprise créé par François Pinault et qui possède de nombreuses marques. Elle est le numéro 1 européen de la grande distribution et le numéro 3 des produits de luxe (derrière LVMH). Le président directeur général est Jean-François Pinault et la société est possédée à 40.6% par la société Artémis suivi par des investisseurs français et étrangers. Artémis est une société possédée par Jean-François Pinault et donc l’entreprise PPR est gouvernée par un actionnariat familial. Le chiffre d’affaire de la marque vient à 64% de la marque Gucci, 14% de la marque Bottega Veneta, 7% d’Yves Saint Laurent et 15% des autres marques. Le chiffre d’affaire se répartit à 59.8% dans la distribution grand public et à 40.2% dans la conception, fabrication et distribution d’articles de luxe. PPR est une entreprise mondiale avec 801 magasins et une activité de 32% en Europe de l’Ouest, 18% en Amérique du Nord, 13% au Japon, 32% en Asie-Pacifique et 5.8% en Amérique du Sud. PPR embauchait 46 905 personnes en 2011, chiffre en baisse depuis 2007 (73 699).

Les concurrents de PPR sont les principales enseignes de luxe dans la maroquinerie et le prêt à porter. Il est par exemple possible de citer LVMH, numéro 1 mondial des produits de luxe et qui possède de nombreuses marques à travers le monde.

Actualités

L’activité de l’entreprise a été dense au deuxième trimestre 2012. Le 14/05/2012, PPR annonce un partenariat avec Parsons pour un concours permettant au jeune talent New Yorkais de trouver un stage dans leur marque. Ce partenariat montre la volonté de l’entreprise de recruter les talents de demain et donc de rester une référence. Le 25/05/2012, elle annonce un accord avec Yoox pour la gestion d’une partie de ses marques. Ce partenariat a été confirmé le 03/08/2012 avec la création d’entreprise dans le commerce en ligne avec Yoox. En juillet, l’entreprise s’est aussi distinguée par une stratégie de développement en Asie et notamment en Chine. En effet, Jean-François Pinault a annoncé discuter avec une entreprise du luxe chinoise et que cet accord devrait intervenir pour la fin de l’année.

Le 06/07/2012, le crédit Suisse a dégradé son opinion de « super performante » à « neutre » en soulignant les nombreuses incertitudes à court terme.

Analyse Financière

Les bons résultats du second trimestre 2012 proviennent des marques de luxe. Le résultat net est en progression de 25.1% et s’établit à 542 millions d’euros. Le chiffre d’affaire est de 6.387 milliards d’euros, ce chiffre d’affaire semestriel apparait inférieur aux années précédentes : perte de 1 milliard par rapport à 2011 et de 2 milliards par rapport à 2010. La trésorerie et équivalents de trésorerie est de 1.270 milliards d’euros et les capitaux propres s’élèvent à 11.749 milliards d’euros. Ces deux indicateurs montrent la bonne santé de l’entreprise. La marge opérationnelle (12.63) est en nette hausse sur 2011, la rentabilité financière (8.9) reste stable et le ratio d’endettement (29) est à la baisse mais reste positif. Ces différents indicateurs sont dans le vert ce qui signifie que la perspective de long terme de l’entreprise est bonne et devrait rassurer les investisseurs.

Le bilan est néanmoins inférieur à l’année 2007 ce qui montre que PPR n’a pas été épargné par la crise et qu’aujourd’hui ses excellents résultats dépendent principalement des revenus du luxe. Le coût de l’endettement financier reste fortement négatif (-216 millions d’euros) malgré une amélioration depuis les cinq dernières années.

Gouvernance

PPR est présente dans le luxe avec Gucci ou encore Yves Saint Laurent, dans le sport avec Puma et dans la grande distribution avec la Fnac et le Printemps. L’objectif de l’entreprise est d’acquérir toujours de nouvelles marques leur permettant d’accroitre leur part de marché ainsi que d’améliorer leur croissance. Pour cela, l’entreprise se base sur sa puissance financière, une supervision directe de la production et utilise tous les moyens de distribution (e-commerce, magasins, vente en ligne,…).

Les dividendes sont annoncées à la hausse pour les années 2012 (4 €) et 2013 (4.70 €). Les bénéfices par actions sont aussi dans le vert et la stratégie de l’entreprise semble bonne sur le court terme.

Conclusion

L’objectif à 3 mois est une action à 139.50 € soit un gain potentiel de 9.89%. Morningstar considère que l’action est surcotée de 7.58% avec un climat incertain. La politique de l’entreprise est sur le long terme et donc dans ce cadre, malgré de bon indicateur, la tendance reste à la conservation du titre.

Maxime Rousseff.

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