Mauvais résultats en Grande Bretagne

1 GBP = 1,6033 USD

La paire GBP/USD trouverait un support à 1.5913, le plus bas du mardi, et une résistance à 1.6046, le plus haut de vendredi.

Actualités
Les dépenses personnelles américaines publiées lundi ont baissé, passant de 0,3% à 0% alors que l’indice des prix principaux à la consommation privative a atteint les 0,3% soit 0,1% de mieux que prévu.

Le compte courant britannique a confirmé des mauvais résultats commerciaux. En effet, les prévisions annonçaient une hausse de -13,0B à –4,7B mais la différence entre les flux entrants et sortants n’a atteint que -9,4B. Le PIB trimestriel n’a pas évolué et reste à 0,5%. En revanche, l’indice des investissements des entreprises, qui détermine le niveau total des dépenses en capital par toutes les entreprises de l’île sur les trois derniers mois, a connu une amélioration de 3,9 points passant de -7,1% à -3,2%.

Macroéconomie
Aux Etats-Unis, la Fed est le plus gros créancier de l’Etat, avec un portefeuille de 1 300 milliards de dollars en bons du Trésor, soit 14% de la dette publique totale. La Chine en détient 1100 milliards soit 12% de la dette. Avec l’expiration de la deuxième tranche de l’assouplissement quantitatif (QE2), prévue fin juin, la Fed veut mettre fin à l’achat de bons du Trésor.

Le rendement des bons du Trésor à 10 ans, actuellement à 3,01%, est inférieur au taux d’inflation de l’IPC à 3,6% en mai. Les rendements réels sont donc devenus négatif ce qui signifie que les intérêts annuels concernant ces titres ne compensent plus l’inflation. De plus, les prix à l’importation et ceux de la production industrielle ont augmenté respectivement, de 12,5% et 7,3% par rapport à l’année précédente. C’est pourquoi, les prix à la consommation sont susceptibles d’atteindre, dans les prochains mois, la zone des 4 à 4,5%. Le taux d’intérêt réel négatif sera donc plus important et les investisseurs privés et institutionnels ne poursuivront pas plus longtemps leurs achats de bons du Trésor américain.

En juin, la confiance des consommateurs américains a connu une diminution plus forte que prévu, plongeant à son pire niveau en sept mois. L’indice était passé à 58.5 ce mois-ci contre 61.7 le mois précédent. Cette tendance devrait se poursuivre en raison des prévisions économiques et des incertitudes sur les revenus futurs.

Analyse théorique et risque
Le second programme d’assouplissement quantitatif aux Etats-Unis (QE2) se terminera fin juin. La Fed a réussi à racheter l’équivalent de 600 milliards de dollars de bons du Trésor américain sur une période de 8 mois. Le dollar se retrouve donc en grande quantité sur le marché ce qui favorise l’inflation aux USA. Or, la FED va poursuivre sa politique monétaire accommodante car les perspectives économiques sont mauvaises et le PIB n’indique aucune amélioration de la santé économique du pays. En parallèle, la situation de l’euro est très fragile à cause des crises budgétaires. C’est pourquoi, les investisseurs se tournent progressivement vers l’or, ultime valeur refuge. Le métal jaune pourrait atteindre les 2 000 dollars l’once dans les prochains mois, d’après les estimations du Capital Economics. Le dollar pourrait être attaqué si cette politique monétaire persiste et si les finances publiques restent médiocres.

Agenda
A 16h, les chiffres des ventes de logement en attente seront connus. Les prévisions annoncent une amélioration de 10,8 points, ce qui serait bénéfique pour le billet vert. Jeudi, on prévoit une amélioration des chiffres des revendications chômages ainsi qu’un indicateur PMI rassurant. Ce dernier est conclu à partir d’une enquête mensuelle auprès de directeurs des achats. Les sondés indiquent si leur activité est plus élevée, identique ou inférieure à celle du mois précédent pour la production, les achats, l’emploi, les stocks, les commandes et les prix.

Conclusion
La livre sterling progresse face au billet vert, malgré le résultat décevant du PIB britannique, et s’échange légèrement au-dessus des 1,60 dollar. Ceci s’explique probablement par les meilleurs résultats en matière d’investissement et par la baisse de confiance des américains.

La livre ne devrait cependant pas dépasser sa résistance de vendredi à 1,6046 dans l’après-midi mais probablement demain, si les chiffres du chômage aux USA sont décevants.

Dans les semaines à venir, il faudra surveiller les achats d’or qui pourraient miner les devises majeures, en particulier le dollar.

Vanessa Dreyer et Paul Hirel

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