Compte Titres Ordinaire, une solution pour diversifier son portefeuille boursier

Le compte titres ordinaire est un produit financier qui offre la possibilité aux particuliers de détenir des titres boursiers. Dans une stratégie de diversification des actifs financiers, le compte titres est une solution à étudier. Il est aussi important de rappeler qu’investir en bourse, via des solutions bancaires telles que le compte titres, peut comporter des risques dus notamment aux variations des prix exposés aux tendances du marché. C’est pourquoi il est prudent de ne pas investir au-delà de la somme que l’on est prêt à perdre et de diversifier ses placements.

Les caractéristiques du compte titres ordinaire

Le compte titres ordinaire, CTO, est une option proposée par les banques et les courtiers qui permet à un investisseur particulier d’investir et/ou de trader des valeurs mobilières européennes ainsi que celles des marchés internationaux.

Le compte titres peut s’apparenter à un compte bancaire traditionnel. Nous pouvons y déposer et en retirer de l’argent librement. Il se distingue uniquement par la possession d’actifs financiers. Le compte sera donc contraint aux fluctuations des titres du marché. L’achat et la revente imputeront directement la somme de dépôt en l’état. C’est-à-dire que seront débitées et créditées les plus ou moins-values de vos titres.

Les titres éligibles à ce compte sont les actions, les obligations, les FCP (fonds communs de placement), les SICAV (Société d’investissement à capital variable), les bons de souscriptions et les ETF appelés aussi trackers. Ce qui offre un choix conséquent pour diversifier ses actifs

Quelles sont les conditions requises pour ouvrir un compte titres ?

Comme évoqué dans la première partie, un compte bancaire est la condition première pour le fonctionnement du compte titres, pour garantir l’achat et la vente des titres.

De plus, il n’existe pas de limite de détention de compte titres. L’investisseur peut donc ouvrir plusieurs compte titres sous le même nom.

Enfin, il n’existe pas de plafond, ce qui permet d’investir sans contrainte de limite financière.

Compte titres : Quelles différences avec un compte PEA ?

Tout d’abord, la distinction fondamentale que nous pouvons soulever est que le compte titres ordinaire n’est éligible à aucun plafond, contrairement au PEA qui lui est limité à hauteur de 150 000 euros. C’est-à-dire qu’il n’y a aucune limite de retrait exigé. Les investisseurs peuvent acheter et vendre des actions sans aucune réserve.

À l’inverse du Plan Épargne Actions, le compte titres offre la possibilité de détenir des titres boursiers des marchés internationaux. En effet, le PEA ne permet que l’investissement d’actions d’entreprises affiliées à la Communauté Européenne. Ainsi, si vous souhaitez posséder des titres américains dans votre portefeuille, le compte titres ordinaire le permet.

Comme nous l’avions évoqué dans notre précédent article sur le Plan d’Épargne en Actions, PEA, les normes fiscales sont différentes, car ce dernier jouit d’une règlementation fiscale plus souple sous condition qu’il soit détenu sur une durée de 5 ans minimum. Pour le compte titres, plusieurs taxes sont à prendre en considération : les actions acquises par l’investisseur sont soumises à l’impôt sur les revenus des valeurs mobilières et des plus-values de cessions de titres. Les prélèvements sociaux sont aussi à prendre en compte lors de la déclaration d’imposition.

Quelle fiscalité pour le compte titres ?

Depuis l’apparition de la flat tax, dès le 1er janvier 2018, les plus-values réalisées sont calculées sur la base d’un prélèvement forfaitaire unique, PFU, au taux de 30 % dont :

  • 12,80 % reviennent au titre de l’impôt sur le revenu et,
  • 17,20 % au titre des prélèvements sociaux.

Toutefois, l’option barème progressif peut être choisie. C’est à dire que la plus-value imposable doit alors être ajoutée aux autres revenus lors de votre déclaration de revenus.

D’autres frais sont aussi à prendre en compte

Sur le site de l’AMF, Autorité des Marchés Financiers, on y découvre une liste de frais qui peuvent s’accumuler suivant les besoins de chaque investisseur dont notamment les frais de tenues de comptes ainsi que les frais de courtages pour chaque ordre passé via la plateforme des courtiers.

De plus, des droits d’entrée et des frais annuels sont à régler lorsque vous détenez des placements collectifs tels que les FCP et les SICAV. De même, des droits de garde peuvent être appliqués pour les actions et les fonds stockés.

Enfin, transférer son compte titres d’un courtier à un autre peut entraîner des frais pour la gestion du transfert.

Il est donc recommandé de bien se renseigner et d’étudier les offres de plusieurs banques et de plusieurs courtiers avant de s’engager.

Source : amf-france.org, www.service-public.fr

Source image mise en avant: © Ishant Mishra, Unsplash.

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