Butterfly

Un butterfly est une combinaison d’options qui permet de spéculer sur la stabilité du prix d’un sous-jacent. En effet, nous avons vu que la vente d’un straddle permettait de spéculer sur la stabilité du sous-jacent. Cependant les pertes sont illimitées, alors qu’un achat de ce produit permet de spéculer sur la volatilité avec pertes limitées. C’est ce qui a conduit les spéculateurs vers la création de la stratégie butterfly. Comme chaque avantage à un coût le butterfly génère des gains moins élevés que la vente d’un straddle.

Détails
Ce produit financier est la combinaison de l’achat d’un strangle et de la vente d’un straddle, de même échéance sur un même sous-jacent, ainsi la perte occasionnée à cause du straddle venant de la diminution du cours du sous-jacent, sera compensée par le gain du strangle. De facto, l’acheteur de ce produit financier dont on dira qu’il est « long butterfly », verra ses pertes limitées.

Cette constance de la perte maximale s’explique par le fait que la valeur d’un strangle est égale à celle d’un straddle lorsqu’on se situe au-delà des prix d’exercices du strangle. En effet, puisqu’on achète et on vend 2 calls et 2 put portant sur le même sous-jacent (seul le prix d’exercice diffère), la variation de prix d’une option que l’on vend sera compensée par la variation de prix de l’option que l’on achète. Le profit est également limité à celui d’un straddle moins le prix d’un strangle.

Afin de mieux comprendre le fonctionnement d’un butterfly, prenons un exemple simple portant sur une action valant 100 euros au moment où on commence à investir. Anticipant la stabilité du cours de mon action je commence à vendre un straddle (à découvert si besoin). Je vends donc un call et un put de prix d’exercice égal à 100 euros valant chacun 5 euros ce qui me rapporte 10 euros. Je m’aperçois que si volatilité il y aura je risquerais de perdre beaucoup, n’étant pas sûre de mon anticipation je décide d’acheter un strangle. J’achète deux options call et put en dehors de la monnaie, donc moins chère que s’ils étaient dans la monnaie, ils me coûteront donc au total moins de 10 euros. Admettons que leur prix d’exercice soit de 120 euros pour le call et 80 euros pour le put, leur valeur intrinsèque est donc nulle. On admettra que le prix total de ces deux options soit de 2 euros (la valeur temps étant jamais nulle). Mon gain potentiel est donc de 8 euros et mes pertes se limitent à la prime de mes calls, soit deux euros en plus de l’écart que je perdrais avant l’activation de mon straddle soit 10 euros, au total je perdrais donc 12 euros.

On dit qu’un vendeur de butterfly qu’il est « short butterfly ». L’opération, produit l’effet inverse les pertes sont donc limitées et les gains aussi, cette fois-ci le spéculateur anticipe une forte volatilité du sous-jacent. Par rapport à un straddle, les gains sont peut être limités mais cela se compense par un investissement de départ plus faible.

Dans les deux cas on a le libre choix de le paramétrer, on peut le resserrer, dans ce cas on accroit sont potentiel de gains mais on a moins de chances qu’il se réalise. On peut l’élargir de manière à s’assurer de gagner un peu même si le sous-jacent s’écarte de la valeur sur laquelle on a parié la stabilité. Cependant, une stratégie de condor est plus efficace dans cette situation.

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