Analyse Société Générale

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Mercredi 4 aout 2010, La société générale a publié ses résultats semestriels, indiquant entre autre son produit net bancaire et son résultat net. Il en ressort un net progrès des bénéfices, mais également du cout du risque et de la solvabilité de la banque.
En effet, le produit net bancaire qui mesure la valeur ajouté d’une banque a augmenté de 24,8 % par rapport au premier semestre 2009. Le résultat net part du groupe à été multiplié par 3,5 si on compare le second trimestre 2009 avec le second trimestre 2010. Des résultats qui se situent au-delà des attentes des analystes, dans un secteur qui subit encore la crise.

La société générale à passé les stress tests avec succès, comme la plupart des banques françaises, tests qui par ailleurs servent à rassurer. Suite à ces bonnes nouvelles le marché a réagit à la hausse, cependant, le contexte incertain et la lente reprise en Europe ont fait baissé la valeur du titre récemment. Cependant, les nouvelles récentes, comme la réduction des participations de l’état dans la Commerzbank en Allemagne, et les nouvelles de Bâle 3 dont l’impact ne sera finalement que mineur provoque la remonté du titre.

Les résultats du prochain trimestre seront annoncés le 3 novembre 2010.

Environnement
En tant que banque, la société générale est particulièrement sensible aux indicateurs macroéconomiques, et aux principaux indices boursiers. Les évolutions actuelles dépendent beaucoup des nouvelles provenant du secteur. Les stress tests bien que créés pour rassurer et dont les modalités n’ont pas été révélé ont tout de même provoqué une forte hausse des valeurs du secteur. Les décisions de la réforme Bâle 3 de revenir sur les ratios de solvabilité et notamment le report à 2018 de l’adoption de nouveaux ratios ont également dopé le secteur.
Celui-ci dépend également des nouvelles des dettes des pays européens dont certaines sont relativement dangereuse pour l’Europe. Cependant, les décisions des banques centrales de racheter les dettes de ces pays sont des informations qui tendent à faire évoluer le secteur.
L’environnement est très instable actuellement, il est très sensible à chaque nouvelle parution de chiffres macroéconomiques aussi bien étrangers que français. Cependant la société générale est surtout présente en Europe et en Russie.

Analyse Financière :
La société générale fait preuve d’une solidité financière plutôt correcte avec un Ratio Tier 1 de 10,7% avec 8,5% de Core Tier 1. En effet le Tier one rassemble le capital social de la banque ainsi que les réserves et le résultat non distribué de l’exercice le ratio minimum êtant de 8% (ratio Cooke) la société générale possède encore un peu de marge pour emprunté et donc prêté à ses clients.
On constate que le ROE du groupe (Return On Equity) qui se calcul en divisant le résultat net par l’ensemble des capitaux propres est passé de 2,9% au même trimestre de l’année dernière à 10,9% cette année. Cette rentabilité est encourageante car elle se rapproche de l’objectif à long terme d’avoir un ratio de 15%.

Le coût du risque s’améliore également passant à 89 pb (105pb au premier semestre 2009). Celui est le niveau de non remboursement des clients, étant en progression, cela indique que la banque prend moins de risque, ce qui est bénéfique actuellement. En effet, c’est à cause d’une prise de risque trop importante qu’il y a eut la crise.

Gouvernance
Le PDG de la société générale a renouvelé son équipe. La banque se recentre sur ses activités de banque de détail, de financement et d’investissement. Elle a également augmenté son capital ce qui a plu aux investisseurs

Le 18 février 2010 la société générale a annoncé le versement d’un dividende égal à 0,250 euros au titre de l’année 2009. La prochaine annonce se fera surement en février 2009.

Conclusion
Les résultats de la société générale et les bonnes nouvelles durant le dernier mois ont eut leurs effets. Avec l’instabilité du secteur et la forte volatilité à court terme et à moyen terme l’action reste très instable. A long terme, l’action devrait monter si la reprise s’intensifie, il faut donc surveiller les principaux indicateurs, comme le chômage, la croissance du PIB et particulièrement en Europe pour savoir à quoi s’attendre. Par manque de visibilité, il est donc préférable d’attendre pour le moment.

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