Analyse Peugeot

Actualité propre à l’entreprise:

Mercredi 28 juillet 2010, Peugeot publie ses résultats semestriels indiquant entre autre son chiffre d’affaire, son résultat opérationnel et ses bénéfices nets semestriels. Il en dégage une reprise du constructeur automobile.
En effet, le chiffre d’affaire de Peugeot a progressé de 20,8 % par rapport au premier semestre de l’année dernière pour atteindre les 28,39 milliards d’euros. Enfin, la firme totalise un bénéfice net de 680 millions d’euros, résultat encourageant comparé aux pertes de 962 millions d’euros annoncées l’année passé. Le résultat opérationnel qui était en replis de 826 millions en 2009 est aussi en net progrès puisqu’il retrouve le positif en atteignant les 1,137 milliards d’euros. Ces résultats encourageants étaient attendus, ceux-ci sont dus au succès de l’entreprise en Chine qui connait une croissance de 20,8% de son chiffre d’affaire et en Amérique latine. Tandis qu’en Europe le groupe s’attend à une baisse de 7% de son chiffre d’affaire.

Les résultats du prochain semestre seront annoncés le 20 octobre 2010.

Environnement :

Le marché de l’automobile à des performances géographiques hétérogènes indiquant des fortes performances en Asie, il est en déclin en Europe et en Amérique du nord. En effet, les aides gouvernementales : prime à la casse et autres aides financières, ont permis au marché de l’automobile de ressortir peu à peu de la crise, cependant les dernières aides seront bientôt terminés, puisque l’austérité est de retour.

A cela s’ajoute une hausse des prix du métal qui n’arrangera pas une conjoncture à venir bien difficile pour le secteur. Les bons bénéfices de ce premier semestre risquent donc de ne pas se retrouver dans les résultats du second. Compte tenu de ce qui est prévu, Peugeot prévoit un résultat opérationnel de 1,5 milliards d’euros. Certes, non en baisse mais indiquant de possibles plus faibles performances du second semestre comparés au premier.

Analyse Financière :

Passant de 16% (premier semestre 2009) à 12,5% (premier semestre 2010), le ratio d’endettement de Peugeot progresse toujours. Compte tenu des perspectives ce ratio permettra à Peugeot d’absorber des éventuelles pertes.
La Marge opérationnelle courante, repart légèrement dans le positif, puisque celle-ci passe de -3,5% à 4%. Celle-ci est le pourcentage de bénéfices que génère l’entreprise par rapport à son chiffre d’affaire. Elle reste faible, mais dans un secteur qui connait une reprise difficile, ceci est néanmoins encourageant. Comme une partie des bénéfices est reversée aux actionnaires en tant que dividendes ou réalimente les fonds propres, cette croissance est signe d’augmentation de la valeur de l’action, cependant puisque ces chiffres étaient prévus par les analystes ils n’auront que peu d’impacts sur le titre. Le cash flow libre de l’entreprise qui est l’argent restant après investissement et remboursement d’emprunt a progressé. En effet, passant de 7,033 milliards à 9,041 milliards d’euros, cette augmentation montre que l’entreprise emmagasine de l’argent pour amortir des difficultés ou réaliser des investissements. Par ailleurs on constate que Peugeot continue à investir tout en ayant des excédents de trésoreries raisonnables.

Gouvernance :

La stratégie d’investissement du groupe se porte à l’internationale puisque la demande est forte en Asie et en Amérique latine tandis qu’en Europe et aux Etats-Unis la crise couplée à la hausse du prix du baril ralentit la demande et freine la consommation.
Malgrés tout son lancement sur le marché du monospace porte ses fruits puisque Peugeot réalise ses plus hautes performances en terme de ventes sur le secteur en juillet 2010.

Toutefois, aucun versement de dividendes ne sont prévus pour l’année 2009, les objectifs du groupe se basant sur le long termes.

Conclusion :

Compte-tenu des résultats de Peugeot qui s’avèrent en progression mais tout de même moyens. Auquel on ajoute un résultat opérationnel prévu de 1,5 milliards pour l’année soit 363 millions pour le second semestre donc bien en dessous des chiffres du premier semestre. Tout porte à croire que l’action du constructeur automobile diminuera c’est la raison pour laquelle nous préconisons la vente du titre à court terme, moyen terme. Quant au long terme il sera nécessaire de porter attention à la santé du secteur de l’automobile afin d’anticipé ses performances.

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