Analyse EDF

La valeur de l’action EDF est actuellement de 22.89€. Après avoir chuté entre début août et mi-septembre, passant de 27.43€ à 18.84€, l’action suit une tendance globalement haussière.

Environnement

Électricité de France (EDF) est le premier producteur et distributeur d’électricité en France et un des leaders européens dans le domaine. Sa principale activité est la production et la vente d’électricité et de gaz naturel, cela représente 71.2% de son chiffre d’affaires (CA). L’entreprise est caractérisée par la prépondérance de l’énergie nucléaire dans son bilan de production. Elle exploite notamment en France un parc composé de 58 réacteurs nucléaires en fonctionnement. En France, près de 87 % de la production d’électricité d’EDF est d’origine nucléaire. EDF s’occupe également de la gestion des réseaux de distribution d’électricité basse et moyenne tension (17% du CA) et des réseaux de transport d’électricité haute et très haute tension (6.1% du CA). Le reste de son activité est consacrée à la prestation de services énergétiques.
En France, la société a perdu son statut de monopole mais reste le principal producteur et distributeur sur le territoire.

Actualités

La société EDF développe ses activités dans le monde. Elle travaille sur un chantier EPR en Chine et est sur le point d’obtenir le contrôle d’Edison, le numéro un italien derrière Enel. EDF vient également d’inaugurer deux parcs éoliens, un dans le Minnesota d’une capacité de production de 205.5MW et un autre en Grèce de 24MW. En effet, les estimations montrent que dans les dix prochaines années, un milliard de personnes supplémentaires auront accès à l’électricité. Certaines régions, comme la Chine ou l’Inde, sont les principales concernées.
L’entreprise ne néglige pas pour autant la France, le 28 septembre dernier, elle a commandé 44 générateurs à vapeur à Areva et Westinghouse, pour un montant de 1.5Mds€. Cette commande est dans la lignée de sa politique industrielle nationale.
Le 11 octobre, EDF a lancé au Royaume-Uni une émission obligataire de 30 ans pour un montant de 1.25 Mds£ (1.43Mds€) à coupons annuel de 5.5%. Cette émission vise à « allonger la maturité moyenne de la dette brute » précise le groupe. L’implantation dans ce pays est donc durable.

Analyse financière

Le chiffre d’affaires d’EDF a connu une constante augmentation entre 2006 et 2009, passant de 58.9MDs€ à 66.3Mds€. Il a légèrement reculé en 2010 à 65.1Mds€. Pour le premier semestre 2011, la tendance reste baissière avec un CA à 33.5 contre 37.5 pour le premier semestre 2010.
Le résultat net du groupe a, lui aussi, connu un fort ralentissement entre 2009 et 2010, allant de 4Mds€ à 1.2Mds€. Il était de 5.7Mds€ en 2007.
La rentabilité du groupe est en baisse constante depuis 2006, de 23.3 elle est tombée à 3.4 en 2010. Tandis que le ratio d’endettement est passé de 155.7 en 2008 à 116.4 l’an passé.

Gouvernance

Le Groupe EDF est principalement tourné vers l’Europe. 55.5% de son chiffre d’affaires est réalisé en France. Le deuxième pays en termes de CA est le Royaume-Uni (16.4%) puis vient l’Italie 8.7%. Le reste du CA (19.4%) est réalisé dans le reste du monde.
Le groupe suit une politique économique d’expansion afin d’acquérir de nouveaux marchés mais souhaite également confirmer son implantation dans les pays comme l’Italie ou le Royaume-Uni sans pour autant négliger la France.
Depuis 2007, EDF distribue des dividendes de manière régulière mais de plus un plus faible. De 1.16 en 2007, pour l’exercice 2006, ils sont passés à 0.58 en 2011. Cette baisse a suivi celle du résultat net du groupe.

Conclusion

La société EDF a connu un ralentissement de son chiffre d’affaire et de son résultat net pour l’exercice 2010 et semble se poursuivre à la vue des chiffres du premier semestre 2011. Cela entraîne une baisse des dividendes.
Néanmoins le groupe continue ses investissements et implantations à l’étranger où les marchés sont porteurs. De plus, l’émission obligataire du groupe montre sa volonté de solidifier son endettement. La dette de long terme du groupe est notée AA- par Standard&Poor’s et Aa3 par Moody’s.
Les analystes prévoient une baisse des indicateurs pour l’année 2011. Le bénéfice par action devrait passer de 2.14 à 1.77, les dividendes devraient stagner voire baisser tout comme le rendement. Le PER, rapport entre le cours de l’action et le bénéfice qui peut matérialiser la cherté de l’action, devrait, quant à lui, augmenter, passant de 10.9 à 13.2. Tous ces indicateurs devraient s’améliorer en 2012.
Le conseil est à la conservation de l’action avec un objectif de cours à trois mois de 28€.

Colin Rousselot

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