Analyse Boiron

Créé en 1985, l’Institut Boiron est une structure de recherche spécialisé dans la fabrication et la commercialisation de médicaments homéopathiques. L’Institut Boiron œuvre pour le développement d’une homéopathie de qualité au sein du monde médical et, à ce titre, poursuit trois axes 1/ développer la recherche en homéopathie pour en appréhender les modes d’action et confirmer son efficacité,2/ renforcer la qualité de l’enseignement et de la formation médicale continue, 3/ favoriser la communication à l’intérieur du milieu médical. La transmission du savoir-faire des membres de l’Institut Boiron est assurée notamment grâce à la mise en place d’outils, de structures ou encore d’événements tels que les Journées de l’Institut Boiron. Ces Journées rassemblent tous les deux ans des universitaires et des médecins libéraux, spécialistes, généralistes et hospitaliers sur des thèmes différents afin de confronter leurs points de vue et leurs expériences.
Le CA par famille de produits se répartit des médicaments homéopathiques à nom commun qui représentent 60,8% de son chiffres d’affaires et des médicaments OTC destinés principalement au traitement des pathologies hivernales, de l’anxiété et des allergies pour 38,7% du chiffres d’affaires
A fin 2007, le groupe dispose de 5 sites de production implantés en France (4) et en Belgique. Parallèlement, Boiron a décidé de regrouper l’activité de cinq établissements de préparation et de distribution avec huit autres, ce qui fait actuellement l’objet d’un processus d’information/consultation. Boiron réalise la majorité de son chiffre d’affaire en Europe et notamment en France avec 58,9%. Les autres pays étant l’Italie (10,6%), la Belgique (4,8%), Espagne (4,7%), et le reste de l’Europe (10,5%).Elle réalise tout de même une légère part de son activité en Amérique du Nord avec 5,5% au États-Unis et 1,9% au Canada .Enfin 3,1% se situe dans le reste du monde.

Boiron a réalisé lors des neuf premiers mois 2008 un chiffre d’affaires de 330,485 millions d’euros, en hausse de 7,8%. A taux de change constants, la croissance s’élève à 8,1% sur la période. En France, les ventes du groupe spécialisé dans l’homéopathie ont progressé de 1% à 190,187 millions d’euros. A l’international, elles ont augmenté de 18,6% à 140,298 millions d’euros. Le chiffre d’affaires des médicaments à nom commun a reculé de 2,3% à 186,285 millions d’euros. En revanche, les ventes des spécialités ont progressé de 24,7% à 143,260 millions d’euros. Le troisième trimestre, qui englobe les mois allant de juillet à septembre a montré une accélération de l’activité, avec des facturations en progrès de 9,5% (à 115,07 millions d’euros) après une hausse de 6,9% (215,4 millions d’euros) à mi-parcours. Pour l’année 2008, le groupe a confirmé son anticipation d’une nouvelle progression de l’activité et des résultats au vu des bons chiffres du premier semestre. En effet le résultat opérationnel courant s’établit à 18 445 K€ contre 8 714 K€ au 30 juin 2007. Il représente 8,6% du chiffre d’affaires semestriel (4,3% en 2007). La marge brute progresse de 7,8%, reflétant l’évolution de l’activité, et la diminution des coûts de production par rapport au chiffre d’affaires. Les coûts de distribution et de préparation s’inscrivent en baisse de 6,5% .En conséquence, le résultat net atteint 12 630 K€ contre 5 452 K€ en 2007. De plus le groupe améliore sa capacité d’autofinancement passant de 19,66 à 28,90 millions d’euros soit une progression en % du chiffre d’affaires de 9,8% à 13,4%.

DIVIDENDES

Le Conseil d’Administration a proposé de porter le dividende à 0,55 euro au titre de l’exercice 2007, soit un taux de distribution de 44% du résultat net par action.

OBJECTIFS ET PERSPECTIVES

2007 a permis de poursuivre un vaste mouvement d’adaptation (avec des investissements informatiques lourds) qui se prolongera en 2008, avec une réflexion approfondie sur la distribution notamment. Ce mouvement amène, progressivement, à repenser toutes les fonctions de l’entreprise pour anticiper les évolutions rapides de son environnement. L’instauration de la franchise médicale, la modification de la réglementation sur le remboursement des préparations magistrales, la mise en place récente de l’accès direct à certaines spécialités conduisent le Groupe à observer avec une attention particulière les effets de ces mesures sur l’évolution de ses activités de distribution et promotion en France. A l’international, il convient de noter que la distribution en Russie est assurée directement par la filiale locale à partir de juillet 2008. Le groupe note aussi l’émergence de nouveaux canaux de distribution en Europe mais veut maintenant raisonner à l’échelle planétaire et faire ainsi fructifier ses implantations Grâce à un développement constant depuis vingt ans et à une part grandissante de son chiffre d’affaires réalisée à l’international (41,1% en 2007, en croissance de +16%), Boiron affiche des ambitions à l’échelle de sa dimension de Groupe plurinational en croissance, laboratoire homéopathique de référence à l’échelle mondiale. Les médicaments homéopathiques Boiron sont ainsi commercialisés dans plus de 80 pays grâce à des structures de distribution adaptées aux réalités locales (15 filiales de plein exercice et 8 filiales de promotion). La philosophie demeure la même : être présent, à terme, partout où l’homéopathie peut être un apport essentiel à la santé publique. En conservant le même niveau d’exigence, en termes de qualité du médicament comme de service, et en préparant le terrain avec patience. Témoin, le lancement de trois spécialités sur le marché brésilien en 2008 et 2009, le développement rapide de Boiron Russie, la reprise de la croissance pour Boiron Italie, les perspectives favorables en Roumanie et en Pologne notamment. Boiron poursuit une croissance sereine et dynamique.

RECOMMANDATION

Boiron est le leader de l’homéopathie, qui, faute d’être remboursée par la Sécurité sociale, est à l’abri de la montée en puissance des génériques. Le chiffre d’affaires de la société a quadruplé en vingt ans (plus de 450 millions d’euros attendus cette année) et le bénéfice par action (BPA) devrait croître en 2008 et 2009 respectivement de 19% et 12%. De plus lorsque l’on regarde les variations de cette valeur on voit clairement son caractère défensif. Alors que depuis le 1 er Janvier le CAC mid small perd près de 43% Boiron n’en perd que 3%, ce qui est toujours intéressant en période de crise. La valorisation du groupe familiale reste bas avec un PER, qui ne dépasse pas 12, est au plus bas depuis l’introduction en bourse. Avec des bonnes perspectives du à l’évolution du secteur santé en France et les gisements de croissance à l’international nous conseillons donc l’achat de Boiron.

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