Gordon Shapiro

La méthode de pricing de Gordon Shapiro permet d’évaluer (pricer) une action de manière simplifiée mais parfois efficace. Sous une formulation simplifiée, celle-ci suppose que les dividendes vont croître de manière continue au fil des années. Elle suppose également qu’une action s’évalue uniquement avec les dividendes versés, les plus-values possibles ne représentent en aucun cas une matière de jugement dans cette méthode d’évaluation.

En détail
La formule de pricing de Gordon-Shapiro sera admise et non démontré mathématiquement puisque le but de cette définition est de proposer une explication simple.

Cette formule postule que la valeur de l’action est égale au dividende de la première période divisé par le taux de croissance attendu de l’investisseur moins le taux de croissance des dividendes qui est supposé constant. Celle-ci s’analyse de façon simple, puisque le dividende influence de manière positive la valeur de l’action celui-ci étant situé au numérateur. On le divise donc par le taux attendu par l’actionnaire qui achète cette action car plus celui-ci attend un rendement élevé et plus l’action aura une valeur faible, ses exigences étant plus fortes, il attribuera une valeur plus faible à une action. On retranche à ce rendement attendu le taux de croissance des dividendes car plus celui-ci est élevé, plus l’exigence de l’investisseur sera proche de sa satisfaction.

Souvent, on utilise cette formule pour calculer le rendement attendu par l’actionnaire puisqu’on connait déjà le prix qui est simplement le cours de l’action que l’on cherche à acheter. Plus le rendement attendu par les actionnaires de cette action est important et plus il apparaît intéressant d’acheter celle-ci. A moyen-long terme, l’action devrait donc être intéressante.

Cependant, il faut garder un esprit critique sur ce résultat car les hypothèses sont relativement fortes, donc inadaptées à certaines situations. Par ailleurs, il est intéressant de comparer le PER et cette valeur. En effet les deux sont complémentaires, puisque l’un mesure l’influence des bénéfices sur la valeur de l’action, et l’autre le choix de verser des dividendes. Dans le cas où deux PER sont semblables, il apparait judicieux de choisir l’action qui a un meilleur rendement attendu par l’actionnaire, calculé grâce à la méthode de pricing de Gordon Shapiro.

Limite
Les hypothèses sont le principal handicape de ce modèle, car rares sont les entreprises qui versent de manière constante des dividendes de plus en plus élevés. Il faut donc supposer que l’entreprise vit dans un certain niveau de prospérité, que l’on soit pas en période de crise et que le secteur et l’environnement soient propices à la croissance. Les ratios de solvabilité et de rentabilité ainsi que les objectifs de croissances de l’entreprise à évaluer sont à vérifier afin de valider la méthode. Le secteur est également à prendre en considération car certains offrent plus de dividendes que d’autres, mais peuvent ne pas être une meilleure opportunité pour autant.

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