Analyse Renault

Actualité propre à l’entreprise:

Vendredi 30 juillet 2010, Renault publie ses résultats semestriels indiquant entre autre son chiffre d’affaire, son résultat opérationnel et ses bénéfices nets semestriels. Il en dégage un retour dans le vert du constructeur automobile.

En effet, le chiffre d’affaire de Renault a progressé de près de 23,1 % par rapport au premier semestre de l’année dernière pour atteindre les 19,67 milliards d’euros. Enfin, la firme totalise un bénéfice net de 823 millions d’euros, résultat encourageant comparé aux pertes qui s’élevaient à 2,712 milliards d’euros annoncées le premier semestre de l’année passé. Un résultat opérationnelle également en nette progression puisqu’il passe de -620 à 780 millions d’euros. Ces résultats sont encourageant, cependant compte-tenu du contexte économique le groupe préfère être prudent sur ses prévisions du second semestre.

Plus récemment, le groupe a annoncé qu’il ne lancera pas d’offres concernant le rachat du constructeur automobile Sud-Coréen Ssanyong Motor préférant d’autres pistes d’investissement concernant ce secteur géographique.

Les résultats du prochain semestre seront annoncés le 27 octobre 2010.

Environnement :

Le marché de l’automobile à des performances géographiques hétérogènes indiquant des fortes performances en Asie, il est en déclin en Europe et en Amérique du nord. En effet, les aides gouvernementales : prime à la casse et autres aides financières, ont permis au marché de l’automobile de ressortir peu à peu de la crise, cependant les dernières aides seront bientôt terminés, puisque l’austérité est de retour.

A cela s’ajoute une hausse des prix du métal qui n’arrangera pas une conjoncture à venir bien difficile pour le secteur. Les bons bénéfices de ce premier semestre risquent donc de ne pas se retrouver dans les résultats du second. Après une diminution de la prime à la casse, les ventes ont connu un recul de 9,3% par rapport à juillet 2009, pour Renault une légère baisse de 2,4% des ses immatriculations est enregistré comparés à celle de PSA qui atteint les 11 ,9%. Renault limite celle-ci grâce à son investissement dans le secteur du low-cost, particulièrement stratégique en temps de crise.

Analyse Financière :

Passant de 43,7% (premier semestre 2009) à 23,2% (premier semestre 2010), le ratio d’endettement net sur fond propre progresse et témoigne d’une bonne gestion du groupe qui a su se redresser face aux résultats difficiles de 2009. Compte tenu des perspectives ce ratio permet une meilleure indépendance financière du groupe et permet de revaloriser l’action sur le long terme.

La Marge opérationnelle, repart légèrement dans le vert, puisque celle-ci passe de -3,9% à 4%. Celle-ci est le pourcentage de bénéfice que génère l’entreprise par rapport à son chiffre d’affaire. Cependant, elle reste faible, mais dans un secteur qui connait une reprise difficile, Ceci est néanmoins encourageant. Comme une partie des bénéfices est reversée aux actionnaires en tant que dividendes ou réalimente les fonds propres, cette croissance est signe d’augmentation de la valeur de l’action, mais compte-tenu des prévisions du second semestre qui d’après les dirigeant s’annoncera plus difficile l’impact de se résultat ne fera que se ressentir faiblement sur le cours de l’action, plus précisément à cours terme.

La trésorerie de l’entreprise a progressé. En effet, passant de 848 millions à 1,420 milliards d’euros, cette augmentation montre que l’entreprise emmagasine de l’argent pour amortir des difficultés ou réaliser des investissements. Ce résultat correct doit beaucoup au retour de la rentabilité opérationnelle mais aussi à une meilleure gestion des dépenses du groupe.

Gouvernance :

Le constructeur automobile investit sur le low-cost et les véhicules électriques. Des paris qui lui permettent d’être moins atteint par la baisse de consommation actuelle. Il investit également à l’internationale pour conquérir des parts de marchés en Russie, en Chine et en Amérique latine, afin de compenser des ventes en recul en Europe.

Aucun dividende n’a été versé depuis 2 ans et la prochaine annonce d’un hypothétique versement de dividende pour l’exercice de l’année 2010 ne se fera pas avant février 2011.

Conclusion :

Compte tenu des résultats encourageant de Renault, mais de la prudence du groupe quant à ses prévisions du second semestre. Nous pensons que le titre va diminuer à court-terme, cependant les résultats encourageant du groupe en Europe qui reste meilleur que ses concurrents donnent au titre de meilleurs espoirs par rapport à aux autres du même secteur.

Enfin, la diminution des aides gouvernementales et l’augmentation des prix des matières premières donnent une issue incertaine quant à l’évolution de l’action. A moyen terme le titre risque de chuté, tandis qu’à long terme il est encore trop tôt pour juger si la reprise se poursuivra ou non. Les résultats du troisième semestre diminueront l’opacité des perspectives de fin d’année.

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